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 La finance islamique.

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Messages : 44
Date d'inscription : 28/10/2012

MessageSujet: La finance islamique.   Mer 31 Oct - 5:32

Au Nom d'Allah, Le clément, le Miséricordieux.
Chers étudiants, j'ai décidé de vous donner un cours de finance islamique, via mon nouveau forum.
Ceci afin que vous avez une vision claire, objective et précise du sujet. En effet, de nombreux ignorants
donnent des cours de sciences islamiques alors qu'ils ne possèdent pas le bagage suffisant pour pouvoir s'en acquitter. Je souhaite vous faire connaître une parole de mon Cheikh:"Donner la science à des personnes indignes revient à parer les porcs de perles et de rubis''.
La finance islamique est à la Une, comme seule produit solide et meilleure solution d’avenir pour toutes les banques et assurances qui veulent maximiser les gains et s’éloigner des risques démesurés et de l’usure. Elle s’impose comme solution juteuse puisqu’elle pèse plusieurs centaines de milliards de dollars.
Basée sur les principes de Shari'a qui imposent justice, équité et transparence, la finance islamique met en avant l'éthique et la morale et puise ses sources dans la révélation divine, la Sunna et le droit islamique.
Quelques principes généraux pour les contrats de ventes en islam





Pour les comportements commerciaux, le musulman est tenu de respecter certains principes de bases (qui découlent entre autre des grands principes islamiques de la justice, de l'équité, de la transparence et du consentement mutuel des contractants) :
on cite entre autre :

 L’interdiction du Ribâ :

Ar-Ribâ : étymologiquement veut dire surplus, usufruit . Il est traduit au sens de la loi islamique par usure, intérêt : il est Harâm (illicite) en Islam par le Coran et la Sunna: en Islam l'investisseur se comporte comme un entrepreneur et partage les risques et les rendements.

Le Nombre de versets qui traitent du Ribâ est de 8 (sourate 2 : Versets : 275, 276, 278, 279 et 280 ; sourate 3 : Verset 130 et sourate 30 : Verset 39).

On distingue:
Le Ribâ dans les échanges (vente/achat): ribâ al-buyû'.
Le Ribâ dans les crédits : ribâ al-qurûd.

Certains savants optent pour une classification beaucoup plus vaste et distinguent deux types de Ribâ:

– Riba an- nasîah (à terme) : somme payée pour l'usage de capitaux empruntés ou en contrepartie d'un rééchelonnement dans le paiement d'une dette. C'est à dire vous donnez un crédit à quelqu'un, il vous rembourse plus tard la somme + un surplus: c'est à dire que le délai accordé pour le paiement du crédit est facturé.

Allah (Gloire à Lui) dit dans le Coran à ce propos :
« Ceux qui pratiquent (mangent) l'intérêt ne se lèvent qu'à la manière de celui qui, frappé de folie, est rossé à tord et à travers par le Diable. Et ce parce qu'ils ont dit que le commerce n'était rien d'autre qu'une forme d'intérêt. Or Dieu a permis le commerce et a interdit l'intérêt.
....
O vous qui avez cru!Craignez Dieu et abandonnez le restant de l'intérêt si vous êtes croyants.
Si vous ne le faites pas, acceptez alors une guerre de la part de Dieu et de Son Messager. Si vous revenez au droit chemin, vous avez droit à vos capitaux. Vous ne commettez pas d'injustice et vous n'en subissez point. »
Sourate 2, verset 275,278 et 279.

Il a été rapporté de façon sûre d’après Djâbir que le Messager d’Allah (paix et salut sur lui) a maudit celui qui se nourrit d'usure (Ribâ), celui qui la produit, celui qui l’enregistre et celui qui en sert de témoin… Il a dit qu’ils sont tous pareils. [Rapporté par Muslim ].

– Ribâ al Fadl (vente ou échange d'un bien contre un autre de même nature avec un surplus: voir les détails qui vont suivre).
Le Prophète (sur lui la paix) a dit : "De l'or contre de l'or, de l'argent contre de l'argent, du blé contre du blé, de l'orge contre de l'orge, des dattes sèches contre des dattes sèches, du sel contre du sel : quantité égale contre quantité égale, main à main. Celui qui donne un surplus ou prend un surplus tombe dans l'intérêt…" (Rapporté par Muslim, n° 1584).

حدثنا أبو بكر بن أبي شيبة وعمرو الناقد وإسحاق بن إبراهيم واللفظ لابن أبي شيبة قال إسحاق أخبرنا وقال الآخران حدثنا وكيع حدثنا سفيان عن خالد الحذاء عن أبي قلابة عن أبي الأشعث عن عبادة بن الصامت قال قال رسول الله صلى الله عليه وسلم الذهب بالذهب والفضة بالفضة والبر بالبر والشعير بالشعير والتمر بالتمر والملح بالملح مثلا بمثل سواء بسواء يدا بيد فإذا اختلفت هذه الأصناف فبيعوا كيف شئتم إذا كان يدا بيد

حدثنا أبو بكر بن أبي شيبة حدثنا وكيع حدثنا إسماعيل بن مسلم العبدي حدثنا أبو المتوكل الناجي عن أبي سعيد الخدري قال قال رسول الله صلى الله عليه وسلم الذهب بالذهب والفضة بالفضة والبر بالبر والشعير بالشعير والتمر بالتمر والملح بالملح مثلا بمثل يدا بيد فمن زاد أو استزاد فقد أربى الآخذ والمعطي فيه سواء

وثبت عنه أنه أتي بتمر جيد فسأل عنه فقالوا : كنا نأخذ الصاع من هذا بالصاعين والصاعين بالثلاثة .فأمر النبي صلى الله عليه وسلم برد البيع وقال :
(( هذا عين الربا ))
ثم أرشدهم أن يبيعوا التمر الرديء بالدراهم ثم يشتروا بالدراهم تمراً جيداً

Vendez de l'or contre de l'argent (les quantités échangées étant) comme vous voulez, à condition que ce soit main à main. Vendez du blé contre des dattes sèches (les quantités échangées étant) comme vous voulez, à condition que ce soit main à main. Vendez de l'orge contre des dattes sèches (les quantités échangées étant) comme vous voulez, à condition que ce soit main à main" (rapporté par at-Tirmidhî, n° 1240).

Quelques détails surr le ribâ al-fadl:
Il y a usure(Ribâ) autrement que par retard de l’échéance quand on vent de l’argent de la main à la main [au comptant] avec différence dans la valeur des deux prestations et il en va de même pour l’or vendu contre de l’or. On ne peut vendre de l’argent pour de l’argent, ni de l’or pour de l’or qu’à condition que les deux valeurs soient exactement semblables et que la transaction soit faite de la main à la main. Vendre de l’argent pour de l’or, c’est de l’usure, à moins que cette vente ne soit faite de la main à la main. Quant aux vivres - céréales, légumes secs et autres produits alimentaires analogues pouvant servir de provisions, ainsi que les condiments - on ne peut vendre une de ces espèces pour la même espèce que par valeur rigoureusement égale et de la main à la main. Aucun terme ne peut alors intervenir. On ne peut vendre à termes vivres contre vivres de même espèce ou d’espèce différente, qu’il s’agisse de denrées pouvant constituer des provisions ou non. Mais il n’y a pas d’inconvénient à vendre des fruits et légumes verts et ce qui ne peut constituer des provisions avec inégalité de contre-valeur, même si les choses vendues sont de la même espèce. Mais la transaction doit se faire de la main à la main. Il est illicite de vendre avec inégalité des prestations, quand celles-ci portent sur des denrées de même espèce pouvant servir de provisions, telles que fruits secs, condiments, aliments et boissons - l’eau seule étant exceptée. S’agissant de choses d’espèces différentes parmi les susdites denrées ou boissons et pour toutes les céréales, fruits et autres aliments, il peut y avoir inégalité des prestations, quand la transaction se fait de la main à la main. Mais, l’inégalité des prestations, quand les valeurs sont de même espèce, n’est licite que pour les légumes verts et les fruits.
Le blé, l’orge et le sult sont considérés comme une seule et même espèce, pour la détermination du caractère licite ou illicite de la transaction. Il en va de même pour toutes les autres sortes de raisin sec, ainsi que pour les dattes. Mais les légumes secs sont considérés comme constituant différentes espèces en matière de vente. L’Imâm Mâlik a exprimé à ce sujet des opinions divergentes, alors que, pour la zakat, il a toujours considéré les légumes secs comme constituant une seule et même espèce.

L’Islam encourage le commerce et demande un prêt d’honneur(Qard Hasan) au lieu d’un prêt usuraire et Allah s’engage-Lui même à multiplier les mérites de celui qui aide quelqu’un en lui donnant un prêt (sans intérêt) :
Dans le Coran : la Sourate 2 :
2. 245. Quiconque prête à Dieu de bonne grâce, Il le lui rendra multiplié plusieurs fois. Dieu restreint ou étend (Ses faveurs). Et c'est à Lui que vous retournerez.

2.280. Si votre débiteur est dans la gêne, accordez-lui un délai jusqu’à ce qu’il soit en mesure de se libérer de sa dette. Si vous pouviez savoir pourtant quel mérite vous auriez en lui consentant une remise gracieuse, totale ou partielle !

2.276. Dieu réduira à néant le profit usuraire et fera fructifier le mérite des aumônes. Dieu n’aime pas tout impie endurci et tout pécheur.

L’alternatif au prêt à intérêt qu’offre l’Islam pour faciliter l’achat d’un bien et qu’utilise les banques islamiques est le contrat Murâbaha (cliquez ici pour accéder au détail de ce contrat).


 L’interdiction du 'Qimâr' (Maysir) : le Qimâr (ou Maysir) se définit comme toute forme de contrat dans lequel le droit des parties contractantes dépend d'un événement aléatoire. C'est notamment ce principe que l'on trouve dans les jeux de hasard et les pariages avec mise.
L’interdiction du Maysir et du Qimâr est explicitement citée dans le Coran :
« O vous qui avez cru ! Le vin, la divination par les entrailles des victimes ainsi que le tirage au sort (jeu de hasard : Maysir) ne sont qu’un acte impur de ce que fait Satan. Evitez le !....Le diable ne cherche qu’à introduire parmi vous les germes de la discorde par l’animosité et par la haine à travers le vin et le jeu (de hasard) et à vous détourner de l’invocation de Dieu et de la prière. Allez – vous donc y mettre fin ? »[Coran, Sourate 5, versets 90 et 91]

Maysir vient de l’adjectif arabe Yasîr :qui veut dire facile : avant l'avénement de l’Islam, les arabes considéraient ces jeux comme moyen facile de gagner l’argent…
Spéculer, parier sont des synonymes de Maysir.


 L’interdiction du ' Gharar' : le Gharar se définit comme toute transaction dans laquelle il y a tromperie ou ignorance(Jahâla) sur l'objet du contrat. La vente 'Gharar' est celle dont on ne sait pas si l'objet existe ou non, ou on ne connaît pas quelle est sa quantité ou s'il sera possible de la livrer ou non.
Tout comme l'usure, l'Islam condamne toute spéculation, pari sur l'avenir et interdit les transactions faisant intervenir les jeux de hasard et les incertitudes extrêmes… Al-gharar veut dire aussi toute transaction comportant un flou ou un aléa…
Selon certains savants:
Al-Gharar reprend les activités qui ont un élément d'incertitude, d'ambiguïté ou de déception. Dans un échange commercial, il se réfère à une tromperie ou à une ignorance sur l'objet du contrat (l'incertitude sur les matières, le prix des matières). La vente “Gharar” est celle où il y a incertitude quant à l'objet, sa quantité ou s'il sera possible de livrer ou non. Le ‘gharar' est considéré comme normal dans une transaction s'il n'est pas excessif et si son impact sur l'économie ou la société est minimal. Exemple on ne peut pas vendre les poissons dans l’eau ou l’oiseau dans le ciel: c’est du Gharar excessif.
فإذا كان الغرر يسيرا -ومرد ذلك إلى العرف- لم يحرم البيع، وذلك كبيع المغيبات في الأرض كالجزر والفجل والبصل ونحوها، وكبيع المقاتي (مزارع القثاء والبطيخ ونحوها) كما هو مذهب مالك الذي يجيز بيع كل ما تدعو إليه الحاجة ويقل غرره بحيث يحتمل في العقود.
L’interdiction du Gharar est tirée notamment du hadith suivant :
« Le prophète a interdit l’achat d’un animal non né dans la matrice de sa mère, la vente du lait dans la mamelle sans mesure, l’achat d’un butin de guerre avant sa distribution, l’achat des dons de charité avant leur réception, et l’achat de ce qu’a péché un pécheur avant sa pêche. »

 On n’investit pas dans l’illicite.
Exemples de secteurs d'investissements illicites: alcool, jeux de hasard, pornographie, industrie porcine, tabac, vins...

 On ne peut vendre ni acheter l’illicite (vins, drogues, cigarettes...). Celui(Allah) qui a interdit de consommer ou de pratiquer l’illicite, a interdit aussi son achat, vente ou échange…On cite utilement le Hadîth suivant : le Prophète a maudit 10 catégories de gens au sujet du vin (Khamr) : Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Dieu a maudit le vin, celui qui le boit, celui qui le sert, celui qui le vend, celui qui l'achète, celui qui foule son raisin, celui pour qui il est préparé, celui qui le transporte, celui qui l'a commandé et celui qui en touche le prix » (rapporté par Abou Dâoud et Al-hâkim). Ces interdictions comprennent aussi la transaction (vente, achat, transport, échange…) du produit (illicite) entre musulman et non musulman (que cela soit en terre d’Islam ou non).

 Satisfaction et consentement des deux parties contractantes et le fait que les deux parties soient au courant de toutes les clauses du contrat (pas de Ghabn : pas de triche ni de tromperie).

 Dans les ventes, les pratiques suivantes sont illicites : la dissimulation, la falsification, le dol, la tromperie, le fait de cacher les défauts, de mélanger la basse qualité avec la bonne, de taire, à propos de la marchandise, ce dont la mention déplairait à l’acheteur ou diminuerait le prix de vente.


 Tout contrat de vente, de louage de services ou de location qui comporte un aléa ou une lésion dans le prix, la chose vendue ou louée ou bien dans le terme, n’est pas licite.

 La vente entachée de lésion ainsi que la vente où la chose vendue ou le terme sont inconnus sont interdites.

 La vente à l’essai est permise si les deux contractants fixent pour cela un terme proche, le temps d’essayer la marchandise ou de demander conseil pour ce qui est sujet à consultation. Il n’est pas licite de payer au comptant pour la vente à l’essai, de même que pour la vente avec garantie de trois jours…

 Dans toute vente viciée, la garantie est assurée par le vendeur. Si cependant l’acheteur a pris possession de la chose vendue, la garantie devient à sa charge, depuis le jour où il a pris cette chose. Si la valeur du marché de cette chose a changé ou que celle-ci s’est transformée, il sera tenu à sa valeur au jour de sa reception, non à la restitution de la chose.Si la chose s’évalue en poids ou en mesure, il devra rendre son équivalent. Pour ce qui est des immeubles, les fluctuations du marché n’auront par contre pas d’incidence.

 Le prêt qui génére un avantage est interdit (comme indiqué dans la définition même du Ribâ).

 L’annulation d’une partie de la dette contre le paiement avancé d’une autre partie ou le report de l’exigibilité de la dette contre son augmentation sont illicites.

(Voir le cas de transfert de dette (Hawâla) et ses conditions)

 La vente des fruits ou des grains dont le mûrissement n’est pas apparu est interdite. Il est permis de les vendre si la maturation apparaît dans une partie d’entre eux, ne serait-ce que dans un seul palmier parmi une multitude. La vente de poissons encore dans les rivières ou les mares, celles d’un fœtus dans le ventre de sa mère ainsi que ce que portent tous les animaux dans leur ventre, ne sont pas licites.

 La vente à terme à paiement anticipé (salam) est permise pour les marchandises, les animaux (licites à la vente), les denrées, lorsque les caractéristiques de la chose vendue sont déterminées et que le terme (pour la livraison de la chose vendue) est déterminé. Le prix doit être fixé d’avance ou payé deux ou trois jours après (le contrat), même si un retard a été stipulé pour le paiement.
Le délai de livraison dans le salam, selon l’opinion qui nous parait préférable, est de quinze jours (minimum pour la livraison de la chose vendue, dans la même ville)[et il n' y a pas de limite pour le maximum, sauf la durée normale de vie du vendeur]. Ou bien il faut que le contrat stipule que la chose sera livrée en un lieu autre [que celui où le prix a été payé] (sans ce délai minimum, si ce n'est la distance entre les deux ville), même si ce lieu est situé à deux ou trois jours de marche. Quand on contracte un salam avec un délai de trois jours pour la livraison, celle-ci devant se faire au lieu du contrat, cet acte est considéré comme licite par maint docteur et comme réprouvable par d’autres.
La contre-valeur de la chose livrée ne peut être de même espèce que celle-ci car le principe est que, dans la vente à livrer, les contre-valeurs ne doivent pas être de la même espèce ni espèce approchante. Cependant, on peut prêter à autrui une chose qu’il en rendra l’équivalent qualitativement et quantitativement, à la condition que ce soit l’emprunteur (débiteur) qui en tire profit.
Quand on vend une marchandise à terme, on ne peut la racheter pour un prix moindre, payable au comptant ou à un terme plus rapproché que le premier, ni à un prix plus fort payable à un terme plus éloigné que le premier. Mais quand la vente et le rachat de la chose vendue ont le même terme, le rachat pour une somme égale, inférieure ou supérieure, est licite et il y a alors muqâça (compensation).

 On ne peut vendre une créance (dette) contre une créance (dette) et cette prohibition englobe la stipulation de l’ajournement du paiement, dans le salam, jusqu’au terme de livraison de la chose vendue ou jusqu’à une date éloignée de celle du contrat. On ne peut, non plus, annuler une créance en la transformation en une autre, c’est-à-dire que le créancier ne peut annuler sa créance en la remplaçant par une autre, de nature différente, dont le débiteur ne s’acquitterait pas sur-le-champ.

 On ne peut vendre ce dont on ne dispose pas, en s’engageant à en faire immédiatement livraison.

 Quand on vend une marchandise à terme, on ne peut la racheter pour un prix moindre, payable au comptant ou à un terme plus rapproché que le premier, ni à un prix plus fort payable à un terme plus éloigné que le premier. Mais quand la vente et le rachat de la chose vendue ont le même terme, le rachat pour une somme égale, inférieure ou supérieure, est licite et il y a alors muqâça (compensation).

 Il n’y a pas d’inconvénient à acheter en bloc(jizâf) les marchandises qui peuvent être pesées ou mesurées, sauf s’il s’agit de dinârs et de dirahms constituant des monnaies. Mais, s’il s’agit de morceaux d’or ou d’argent, cette vente en bloc est licite. Par contre, on ne peut acheter en bloc des vêtements, ni des choses qu’on peut compter aisément.

 Il est permis d’acheter le contenu d’un emballage si les renseignements sont consignés dans un catalogue précisant les caractéristiques du contenu.

 Il n’est pas licite d’acheter un vêtement non déplié, non décrit ou dans la nuit sombre, où les deux parties ne peuvent le vérifier ou savoir ce qu’il renferme...

 Nul ne doit proposer un prix au détriment d’un prix offert à son prochain, alors que les deux parties se sont bien rapprochées de la conclusion du contrat. Cela ne s’applique pas s’ils ne sont qu’au début de la transaction.

 Le bay’ (vente) najsh est illicite, il s’agit du fait que quelqu’un qui ne veut pas acheter mais qui assiste aux enchères juste pour enchérir (augmenter le prix) et tromper ainsi le ou les autres acheteurs : ceci est illicite.
عن أبي هريرة رضي الله عنه أن النبي صلى الله عليه وسلم : نهى عن تلقي الركبان و أن يبيع حاضر لباد ، و عن النجش ....) رواه مسلم في صحيحه ، كتاب البيوع ، ج5/5

 Pas de concurrence déloyale ou de triche (tromperie) sur la qualité et/ou la quantité de la marchandise.
Le système islamique interdit aussi le stockage des marchandises qui vise à influencer le marché - le hadith stipule que celui qui pratique le stockage est un pêcheur- et interdit la fixation des prix en la qualifiant d'acte contraire à la justice (d'après la loi de l'Islam, dans les circonstances normales, il ne devrait pas y avoir de réglementation des prix c'est le marché qui s'en charge. Toutefois, cette règle comporte des exceptions).
وعن أنس قال: غلا السعر على عهد رسول الله صلى الله عليه وسلم فقالوا يا رسول الله سعر لنا فقال: إن الله هو المسعر القابض الباسط الرازق، وإني لأرجو أن ألقى ربي وليس أحد منكم يطلبني بمظلمة في دم ولا مال. رواه الترمذي وقال حديث حسن صحيح.
ويستثنى من المنع من التسعير ما إذا حدث خلل مصطنع في السوق وتلاعب وغش فإنه يجوز للسلطان حينئذ التسعير لرفع الضرر

اتفق العلماء على منع الاحتكار في طعام القوت، واختلفوا في: هل يمنع احتكار غير القوت من السلع الأخرى كاللباس والأثاث والمعدات وغيرها من كماليات الطعام كالمكسرات والحلويات والفواكه؟ فمنع الإمام مالك الاحتكار في السلع كلها لعموم حديث النبي صلى الله عليه وسلم: "لا يحتكر إلا خاطئ"، في حين أجاز الشافعي وغيره الاحتكار في غير القوت.
يجوز للمسلم أن يحتكر ما ليس قوتًا للمسلمين ، ولا ما تدعو الحاجة إليه في أكثر الأحوال ـ بشرط ألا يترتب على ذلك غلو فاحش في الأسعار أو ضرر لبعض التجار
Les savants sont unanimes pour interdire le stockage (en vue d’augmenter les prix) concernant les denrées alimentaires.
Ils ont divergé sur les autres éléments (comme les vêtements, les meubles et les éléments non essentiels comme les gâteaux…) :
L’Imâm Mâlik s’est basé sur le sens général du Hadîth : « ne fait le stockage spéculatif (Ihtikâr) qu’un pécheur » pour interdire le stockage spéculatif de toute marchandise.
Ash-shâfi’î a autorisé cela pour ce qui est autre que les denrées alimentaires.
Il faut bien sûr considérer le mal produit et si ce stockage va produire ou non une hausse très importante des prix, il faut aussi considérer la période.
Selon quelques savants : Ce stockage spéculatif est licite s’il n’a pas pour effet de priver les musulmans du nécessaire et ne concerne pas l’alimentation et les produits essentiels et s’il ne produit pas un mal ou une trop forte augmentation des prix.

Suite au prochaine épisode .

Hamza Van Osselt.
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Lamia1
Invité



MessageSujet: Questions sur Le Riba   Dim 4 Nov - 10:50

Salam aleikoum,
En lisant votre cours sur la finance islamique, j'ai perçu beaucoup de points d'ombre sur lesquels je souhaite vous interrogé. Ces questions ne portent que
sur le Riba car pour le reste il n'y a pratiquement que des définitions et un petit justificatif alors qu'il faudrait à mon avis un chapitre entier pour chacun des
points.

J'aimerais avoir des réponses, d'autant plus, que l'objectif tel que vous le décrivez est d'apporter de la clarté.


1) En quoi la seconde classification du Riba est plus vaste que la première ?
2) Quelle différence finalement faites-vous entre Riba al-fadl et Riba An-nasia ? La définition ne me permet pas de le comprendre ?
3) Dans les « quelques détails », vous indiquez des conditions pour l’illicéité du Riba. Pouvez-vous indiquez clairement les modèles, et justifiez le pourquoi parce que c’est assez flou pour moi ?
4) Pourquoi est-ce que certaines denrées sont considérées comme une seule denrée malgré qu’elles soient différentes ? Sur quoi cela repose-t-il dans les textes ?
5) En quoi est-ce que la Mourabaha est-une alternative pour l’économie islamique ?

Je vous remercie d'avance pour les réponses que vous apporterez.
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Emirbr
Invité



MessageSujet: Autre question   Dim 4 Nov - 21:51

salam alaykum,

J'ai aussi une question si vous permettez. Est-il possible qu'un échange or contre or, ou argent contre argent, etc. soit aussi considéré comme une Riba an-nasi'a? Pourquoi est-ce que c'est automatiquement un Riba fadl ? Merci d'avance pour la réponse.
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Modérate
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MessageSujet: riba al fadl   Lun 5 Nov - 9:43

Salaam eilikum

Non car il s'agit d'un échange d'un produit de même nature(or, argent, dattes...)mais en quantité différente.
Voilà pourquoi on différencie riba al fadl par rapport à riba al mâl.

Hamza
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MessageSujet: mourabaha   Lun 5 Nov - 10:05

Salaam eilikum

Al Mourabaha est une vente qui se fait entre deux parties. La première partie souhaite acheter un bien, disons une maison. La seconde(la banque) va acheter cette maison et la revendre, à tempérament, à la première partie, mais à un prix majoré. Cette majoration constitue le gain de la seconde partie.
Exemple:la première partie souhaite acquérir une maison pour 150000€. La seconde partie achète cette maison pour 130000 et la revend pour 150000€ à la première partie.

Il est vrai qu'il y a une similitude avec un contrat avec riba, mais en fait ce type de contrat est permis parce qu'il n'y a pas de majoration entre le prix de départ et le prix final, c'est-à-dire que dans notre exemple le contrat de vente entre les deux parties stipulera un montant de 150000€ et ce montant sera celui qui sera remboursé après X années. Par contre dans un contrat ribaoui j'achète un appartement 150000€ à une personne mais en réalité le montant final mentionné sur mon contrat sera supérieur. Il y a donc une différence entre le montant de départ et le montant final.

Hamza
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Emirbr
Invité



MessageSujet: Plus d'explications s'il vous plaît   Lun 5 Nov - 10:12

Salam Alaykoum,
Donc, si l'objet des échanges sont l'un des éléments évoqués la tradition (ex.: or, argent,...), c'est un Riba fadl ; sinon, c'est un Riba an-nasi'a. Mais, pourquoi ? Quelle est la différence ? Pourquoi donner des noms différents juste pour ça. Pourquoi ne pas dire que c'est du Riba, surtout que dans les versets que vous avez évoqués, il n' y a pas ces 2 termes là.
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Lamia1
Invité



MessageSujet: Commentaire et suite   Lun 5 Nov - 21:41

Salam aleikoum,

Pour la Mourabaha, comme c'est présenté, cela ressemble simplement à un subterfuge à mon avis. Mon mari à l'UCL a fait une thèse sur ce sujet, et il en a conclu que les solutions sont de surfaces et que finalement rien n'est fondamentalement différent excepté dans la forme. Mais, cette question n'est pas essentiel pour moi.
Je vous remet les questions fondamentales que j'avais mis :
1) En quoi la seconde classification du Riba est plus vaste que la première ?
2) Quelle différence finalement faites-vous entre Riba al-fadl et Riba An-nasia ? La définition ne me permet pas de le comprendre ?
3) Dans les « quelques détails », vous indiquez des conditions pour l’illicéité du Riba. Pouvez-vous indiquez clairement les modèles, et justifiez le pourquoi parce que c’est assez flou pour moi ?
4) Pourquoi est-ce que certaines denrées sont considérées comme une seule denrée malgré qu’elles soient différentes ? Sur quoi cela repose-t-il dans les textes ?
J'espère que votre éminence pourra me donner une question assez rapidement.
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Safa
Invité



MessageSujet: Confirm.   Lun 5 Nov - 23:56

Salam,

A mon avis, monsieur Hamza, il vaut mieux revenir sur la notion de Riba qui semble poser problème.
Barakallahou fik
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Messages : 44
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MessageSujet: Mourabaha    Mer 7 Nov - 7:58

Salaam eilikum

Je vous demande de bien lire l'exemple que je vous ai donné, la différence est importante!!
Dans la mourabaha il n'y a pas de différence entre le prix de départ et le prix remboursé. Il n'y a pas de textes interdisant de revendre plus cher un bien nous appartenant.

Bien à vous.

Hamza Van Osselt.
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Lamia1
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MessageSujet: autres questions   Mer 7 Nov - 9:46

Salam aleikoum,

Donc je vais poser la question autrement, est-ce que la finance économie, telle qu'elle est présentée aujourd'hui, n'est en réalité qu'un écriture comptable. Mais encore une fois, le plus important pour moi ce sont les autres questions.
Je vous les remet :
1) En quoi la seconde classification du Riba est plus vaste que la première ?
2) Quelle différence finalement faites-vous entre Riba al-fadl et Riba An-nasia ? La définition ne me permet pas de le comprendre ?
3) Dans les « quelques détails », vous indiquez des conditions pour l’illicéité du Riba. Pouvez-vous indiquez clairement les modèles, et justifiez le pourquoi parce que c’est assez flou pour moi ?
4) Pourquoi est-ce que certaines denrées sont considérées comme une seule denrée malgré qu’elles soient différentes ? Sur quoi cela repose-t-il dans les textes ?
J'espère que votre éminence pourra me donner une question assez rapidement.
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Izzi
Invité



MessageSujet: L'usure   Mer 7 Nov - 21:47

Bonjour,

Voilà un débat très intéressant, je reprend le filon.
Emprunter 100000 euros à la banque pour acheter une maison c'est pas bien parce que finalement on paiera 150000 par exemple. Mais emprunter 150000 pour acheter une maison qui coute 100000 parce que la vente l'achetera à 100000 puis la vendra à 150000 ca c'est bon !!! Laughing
Et le souci de l'Islam est qu'il n'y ait pas de majoration du prix; et c'est ça qui déclenche une guerre de Dieu, et c'est ça qui est plus grave encore que de commettre la fornication avec sa propre mère ???
Vraiment, je ne comprend pas. Sad
J'espère que je pourrai avoir la réponse à cette question.
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Emirbr
Invité



MessageSujet: Rappel   Jeu 8 Nov - 0:35

Salam Alaykoum,
J'ai l'impression qu'on a oublié ma question :

"Donc, si l'objet des échanges sont l'un des éléments évoqués la tradition (ex.: or, argent,...), c'est un Riba fadl ; sinon, c'est un Riba an-nasi'a. Mais, pourquoi ? Quelle est la différence ? Pourquoi donner des noms différents juste pour ça. Pourquoi ne pas dire que c'est du Riba, surtout que dans les versets que vous avez évoqués, il n' y a pas ces 2 termes là."
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Rami
Invité



MessageSujet: Re: La finance islamique.   Jeu 8 Nov - 5:31

Selem,

En lisant le cours, j'avais moi-même des questions ! Mais j'attendrai d'abord la réponse à toute les autres questions. Pationnant
tout çà.

Bien à vous.
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Admin
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Messages : 44
Date d'inscription : 28/10/2012

MessageSujet: Riba   Jeu 8 Nov - 7:38

Salaam eilikum

Tout d'abord sachez que je ne suis pas une "éminence" que je n'ai jamais souhaité l'être ou le devenir.

1)La différence entre ces deux types de Riba est que Riba Al Mal Ou Nasiya consiste à prêter de l'argent
à tempérament avec une majoration. Exemple je vous prête 1000€ que vous me rembourserez à tempérament
1500€. Par contre le Riba al Fadl consiste à échanger deux produits identiques mais en quantité différente. A titre d'exemple prenons les dattes, comme dans le hadith, disons que je possède des dattes de qualité supérieure et vous des dates dattes de qualité moindre. Je vous dit je vous échange 1 kg de mes dattes contre deux kilos de vos dattes parce qu'elles sont de moindre qualité. Le Prophète SAW a interdit cette pratique.

2)Si je me suis plus attaché à développer la notion de Riba al fadl c'est simplement, comme me l'a enseigné mon cheikh, c'est parce que cette catégorie est moins connue.

3)Pourquoi ces termes alors que le Coran ne parle que de Riba de façon générale? Sachez que le Coran parfois aborde certains thèmes que de façon sommaire et que la Sunna vient expliciter ceux-ci.

3)
L’islam a interdit le ribâ de façon très ferme. Les textes, tant du Coran et de la sunna, sont sans équivoque et parlent d’eux même. De plus, leur clarté ne laisse aucune ambiguïté sur leur contenu. Aucune place à la ruse ou autre subterfuge ayant pour vocation de contourner la prohibition du ribâ. Une simple lecture, un tant soit peu attentionnée, suffirait à sensibiliser le coeur d’un croyant : « Ceux qui mangent [pratiquent] de l'intérêt usuraire ne se tiennent (au jour du Jugement dernier) que comme se tient le possédé sous les attouchements de Satan. Cela, parce qu'ils disent : "Le commerce est tout à fait comme l'usure" Alors que Dieu a rendu licite le commerce, et illicite l'usure. Celui, donc, qui cesse dès que lui est venue une exhortation de son Seigneur, peut conserver ce qu'il a acquis auparavant; et son affaire dépend de Dieu. Mais quiconque récidive... alors les voilà, les gens du Feu ! Ils y demeureront éternellement. Dieu anéantit l'intérêt usuraire et fait fructifier les aumônes. Dieu tient en aversion tout dénégateur endurci et les pécheurs incorrigibles. Ceux qui ont la foi, ont fait de bonnes oeuvres, accompli la Salat et acquitté la Zakat, auront certes leur récompense auprès de leur Seigneur. Pas de crainte pour eux, et ils ne seront point affligés. Ô les croyants ! Craignez Dieu; et renoncez au reliquat de l'intérêt usuraire, si vous êtes croyants. Et si vous ne le faites pas, alors recevez l'annonce d'une guerre de la part de Dieu et de Son messager. Et si vous vous repentez, vous aurez vos capitaux. Vous ne léserez personne, et vous ne serez point lésés. A celui qui est dans la gêne, accordez un sursis jusqu'à ce qu'il soit dans l'aisance. Mais il est mieux pour vous de faire remise de la dette par charité ! Si vous saviez ! Et craignez le jour où vous serez ramenés vers Dieu. Alors chaque âme sera pleinement rétribuée de ce qu'elle aura acquis. Et ils ne seront point lésés » (Coran 2 : 275-281)
Il est intéressant de noter que ces versets sont les derniers à être révélés. En effet, d’après Ibn ‘Abbâs : « Le dernier verset révélé au Prophète est le verset du ribâ »(Al Boukhari). Le caractère tardif de cette interdiction montre qu’il n’y a pas de possibilité d’envisager une éventuelle abrogation. La prohibition du ribâ est bien immuable. Un des points forts de ces versets, c’est la réfutation divine des fausses prétentions de ceux qui ont tendance à comparer l’usure à la vente. Pour eux, l’un procure des bénéfices et l’autre des intérêts, il n’y a donc pas de différence entre les deux procédés ! Ce qui est encore plus étonnant c’est que selon leur conception des choses, en affirmant que la vente est identique à l’usure, cela revient à considérer que l’usure est à l’origine des transactions et que la vente en est un dérivé !? Le Coran ne s’est pas contenté de dénoncer, mais il rectifie le tir sans ambages en confirmant : « Dieu a rendu licite le commerce et illicite l’intérêt ».
Malgré la gravité du péché, Dieu tend la main à ceux qui veulent se repentir et leur offre la chance de se ressaisir : « Celui, donc, qui cesse dès que lui est venue une exhortation de son Seigneur, peut conserver ce qu'il a acquis auparavant; et son affaire dépend de Dieu ». La bonté divine n’a certes guère de limite. Cependant, le discours coranique rééquilibre la situation pour ceux qui auraient toujours des doutes ou des tentations à s’enrichir par le ribâ : « Quiconque récidive…alors les voilà, les gens du feu ! Ils y demeureront éternellement ». La punition de l’au-delà n’est pas la seule. Le texte sacré menace de surcroît de réduire à néant les gains usuriers. La crise des subprimes qui est loin d’être fini en témoigne. Le verset se clôture par la forte stigmatisation des consommateurs de ribâ, en les qualifiant par deux formes verbales intensives « Dieu tient en aversion tout dénégateur endurci (kaffâr) et les pécheurs incorrigibles (athîm) ».
Les versets témoignent que le ribâ est l’un des pires des péchés en islam. En effet, en menaçant ceux qui ne renoncent pas à la consommation de l’usure d’une guerre sans merci menée par Dieu lui-même et Son Envoyé, cela montre la gravité, sans commune mesure, de la prohibition du ribâ. A cet effet, un homme est venu interroger l’imâm Mâlik en ces termes : « Ô Abû ‘Abd Allah ! J’ai vu un homme ivre qui voulait saisir la lune. Je me suis dit : ma femme est divorcée s’il y a quelque chose de pire que le vin qui pénètre dans l’estomac des fils d’Adam. Repars, lui a dit l’imâm, jusqu’à ce que je trouve une réponse à ton problème. Le lendemain, l’homme se représenta. N’ayant toujours pas de réponse, l’imâm Mâlik lui suggéra de revenir plus tard. Le lendemain, l’homme se présenta à nouveau. L’imâm lui fit savoir que sa femme était divorcée, car, a-t-il dit, j’ai lu le Coran et la sunna du Prophète je n’y aie rien trouvé de pire que l’usure. En effet, Dieu a déclaré à son sujet la guerre2 ». Bien que ce récit puisse paraître anecdotique,toujours est-il qu’il révèle bien la gravité du ribâ. La consommation de vin, l’adultère, le vol… sont indubitablement de graves péchés. Néanmoins, ils ne font l’objet d’une déclaration de guerre. Seuls, deux ou trois péchés, dont l’interdiction de l’usure, sont concernés par cette très lourde mise en garde. Pour mieux saisir l’ampleur de la gravité du ribâ à sa juste valeur voici quelques paroles du Prophète () :
- « Le Messager de Dieu a maudit celui qui consommel'usure, celui qui le donne à consommer, celui qui libelle (la transaction) et les témoins. Ils sont tous pareils »3.
- Le Prophète a dit : « Eloignez-vous des sept fautes dévastatrices. Il énuméra parmi les sept la consommation du ribâ »(Al Boukhari et Moulim.
- Le Prophète a dit : « Le ribâ possède soixante treize porte, la moindre est comparable à ce qu’un homme commette l’adultère avec sa propre mère » Al Hakim. Que devons nous dire de plus grave ?
- Le Prophète avait dit en rappelant la gravité du ribâ lors de l’un de ses sermons : « Un dirham d’usure consommé par un homme est plus grave comme faute auprès de Dieu que trente six fornications commise par un homme »

4)Concernant la question de l'acquisition d'un bien immobilier selon le principe de la Mourabaha, il s'agit d'une solution émise par le Conseil Mondial des Ulémas. Je ne l'ai pas inventée en me levant se matin. Leur argument est que le fait qu'il n'y a pas de différences entre le prix initial et le prix final lève l'interdiction.

Pour finir une sagesse(Hikma): l'imam Chafii rapporte qu'à l'époque où il était l'élève de l'imam Malik, quand ce dernier enseignait, l'imam Chafii n'osait pas tourner la page de son ouvrage afin de ne pas gêner son maître.

Hamza Van Osselt. Dâlik ilâ Allah.
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Lamia1
Invité



MessageSujet: Bon   Ven 9 Nov - 0:32

Salam aleikoum,

J'essaierai de trouver mes réponses ailleurs... Merci de vos efforts.
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Rami
Invité



MessageSujet: Plus de question   Ven 9 Nov - 3:07

Oups Shocked
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La finance islamique.
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