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 Beni Mostalaq et Kheybar

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MessageSujet: Beni Mostalaq et Kheybar   Lun 7 Jan - 7:21

Salaam eilikum voici deux évènements de la Sira en relation avec les fausses paroles attribuées au Cheikh al 'Arifi.
Il s'agissait d'une pseudo fatwa autorisant les combattants à s'emparer de femmes afin de les épouser temporairement. Lors de l'expédition de Beni Mostalaq le Prophète SAW a permis à certains compagnons cette pratique qui fut abrogée, définitivement le jour de Khaybar.

L’expédition de Béni Mostalaq.

Certains spécialistes de la Sira, dont Ibn Hicham, fixent cette expédition et l’événement de la calomnie contre Aicha, qui suit l’expédition contre les Béni Mostalaq, en l’an 6 de l’Hégire. Cependant, à la lumière des études et recherches actuelles de la biographie du Prophète SAW, Cheikh Al Bouti fixe l’expédition contre les Béni Mostalaq au mois de Cha’abane de la cinquième année de l’Hégire. Pour argumenter sa position, il dit que Sa’ad Ibn Moua’dh est cité lors de l’événement de la calomnie contre Aicha et qu’il décéda lors de l’expédition contre les Béni Qoreydah, fixée unanimement lors de la cinquième année de l’Hégire. Dès lors, comment pouvait-il être vivant un an, après sa mort ?
Les Béni Mostalaq se préparèrent, avec leur chef, El Harith ibn Abou Dirar, à attaquer les Musulmans. Ayant appris qu’ils s’étaient réunis, à proximité d’un point d’eau, nommé Al Moureysi’ المريسيع , le Prophète SAW sortit, avec l’armée musulmane à leur rencontre. Les Béni Mostalaq furent défaits et certains furent faits prisonniers, dont Jouweyrya Bint Al Harith. Souhaitant acheter sa liberté, elle s’adressa au Prophète SAW qui lui proposa de la libérer et de l’épouser, chose qu’elle accepta. En apprenant, les Musulmans libérèrent leurs prisonniers car ils estimèrent qu’il n’était pas convenable d’entraver ceux qui étaient, dorénavant les proches du Prophète SAW. Par après, le Prophète SAW répartit le butin, les4/5 de celui-ci fut réparti entre les combattants, le cavalier se voyant octroyer le double du fantassin.
Al Boukhari et Mouslim rapportent que les compagnons interpellèrent le Prophète SAW au sujet de la limitation des naissances. Abû Said Al-Khudrî a dit: Nous partîmes avec l’Envoyé d’Allah SAW ) pour une expédition contre les Béni Mostalaq. Nous fîmes un certain nombre de captifs et voulûmes recevoir les rançons en contre partie. Cependant, nous recherchions les femmes, car le célibat nous pesait; mais nous voulions nous astreindre à un mariage pour une période limitée et agir de façon à ne pas avoir d’enfants (Mot à mot: Nous aimions à nous retirer - au moment de l’éjaculation - par mesure de contraception). Nous dîmes: « Allons nous nous débrouiller ainsi sans consulter l’envoyé d’Allah SAW qui se trouve entre nous? » Nous demandâmes donc au Prophète SAW et la réponse fut: « Il n’y a aucun mal à ce que vous agissiez ainsi, car, d’ici au Jour de la Résurrection, tout être dont l’existence aura été prédestinée ne manquera pas d’exister ».(Le mariage temporaire fut interdit définitivement lors de la bataille de Khaybar comme cela est confirmé par le hadith, rapporté par Al Boukhari et Mouslim d’après ‘Ali ibn ‘Abi Tâlib : » l’Envoyé d’Allah SAW a interdit le mariage temporaire lors de l’expédition de Khaybar; c’est à la même époque qu’il interdit de manger la chair des ânes domestiques.).
Ibn Hicham et Ibn Sa’ad rapportent qu’un conflit opposa Jahjah ibn Said à Sinan Ibn Wabr. Jahjah ibn Said appela les Mohajirines à la rescousse et Sinan Ibn Wabr les Ansars. Abdallâh Ibn ‘Obey, toujours désireux de semer la zizanie, dit : »Ils se sont permis d’agir ainsi ! Ils nous ont dépassés en nombre dans notre ville. Par Allah, en retournant à Médine, le plus fort expulser le plus faible ». Puis se tournant vers sa tribu, il ajouta : »Vous avez recueilli les réfugiés de Qoreych et partagé eux vos biens. Par Allah ! Si vous les en aviez privés ils seraient allés ailleurs ». Zeyd Ibn Arqam rapporta l’incident au Prophète SAW, à qui ‘Omar Ibn Al Khattab suggéra d’envoyer ‘Abbad Ibn Bichr afin d’éliminer Abdallâh Ibn ‘Obey Cependant, le Prophète SAW rejeta la demande d’Omar en disant : »Que diront les gens en apprenant que Mohammed tue ses partisans ? ». Le Prophète SAW décida de lever le camp à une heure inhabituelle afin de donner aux Musulmans un autre sujet de conversation qu’Ibn ‘Obey
L’armée s’arrêta après une journée et une nuit de marche. Lors de cette halte alors que les Musulmans s’écroulèrent de fatigue, Allah révéla la sourate Al Mounafiqines, confirmant les dires de Zeyd Ibn Arqam qu’ Abdallâh Ibn ‘Obey, craignant pour sa vie, venant de contredire, juste avant.

Abdallâh Ibn Abdallâh Ibn ‘Obey, un croyant sincère et scribe de la Révélation, vint trouver le Prophète SAW et lui proposa de lui apporter la tête de son père, car craignant que le Prophète ne charge quelqu’un d’autre de ceci, il ne doive venger la mort de son père et par conséquent serait en enfer car il aurait tué un Musulman pour un mécréant. Mais le Prophète SAW lui répondit qu’il serait indulgent envers son père et le traiterait convenablement tant qu’il serait parmi les Musulmans.
A partir de ce jour, dès qu’Abdallâh Ibn ‘Obey se permettait la moindre manigance ou parole contre l’Islam, les membres de sa tribu s’empressaient de le réprimander. Suite à la déchéance d’Abdallâh Ibn ‘Obey, aux yeux de sa propre tribu, le Prophète SAW dit à Omar Ibn Al Khattab : »Qu’en penses tu ô Omar, Par Allah, si je l’avis tué le jour où tu me le conseilla cela eut suscité la colère de sa tribu qui aujourd’hui si je l’ordonnais le tuerai ! » .

Conclusion et morales.
-L’expédition contre les Béni Mostalaq nous enseigne la façon de répartir le butin entre les combattants, en exemptant 1/5 du butin et les dépouilles(biens personnels d’un combattant ennemi). Celui qui tue un soldat ennemi a droit à ses dépouilles, conformément au hadith du Prophète SAW : »Celui qui tue un combattant ennemi à droit à ses dépouilles ». Quant au 1/5 du butin, il appartient à ceux qu’Allah a mentionné dans le verset 41 de la sourate Al Anfal :à Allah, au Prophète SAW et à ses proches, aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs. La majorité des Ulémas s’accorde pour dire que les 4/5 du butin sont partagés entre les combattants, le cavalier recevant le double du fantassin.
-Le second enseignement que nous tirons est l’autorisation de limiter les naissances. Outre le hadith cité plus haut il existe, également, le hadith du Prophète SAW, qui répondit à ceux qui l’avaient interpellé, à ce sujet, : »Rien ne vous empêche de le faire ».(Al Boukhari). Cheikh Al Bouti affirme que les Musulmans ne doivent, par conséquent, par craindre de le faire car malgré les tentatives de limitation des naissances, si Allah a décrété qu’un être doit vivre, rien ne viendra empêcher ce décret. Al Boukhari et Mouslim rapportent les propos de Jabir : « Nous nous retirions prématurément (par mesure de contraception), alors que le Coran avait déjà commencé à être révélé ». On comprend de ce hadith que si la chose avait été illicite, le Coran l’aurait défendu d’une façon formelle. Par conséquent, la majorité des savants permet, donc, la limitation des naissances, à condition que l’épouse n’en tire pas de frustrations.
Si l’on pratique la limitation des naissances par crainte de la pauvreté ou du besoin, elle a le statut de répréhensible. Par contre Ibn Hazm Ad-Dahirî l’interdit formellement, en se basant sur le hadith, rapporté par Mouslim, où le Prophète SAW dit qu’il s’agit d’un enterrement camouflé d’êtres vivants. Il s’appuie, aussi, sur l’avis de compagnons qui s’opposèrent à la limitation des naissances : Ali Ibn Abi Talib et Abdallâh Ibn Omar, qui disait : »Si j’apprends que mon fils la pratique je le punirais. Quant au hadith de Jabir, Ibn Hazm considère qu’il a été abrogé.
Ibn Hajar, dans son commentaire du Sahih Al Boukharî(Fath Al Bârî) dit que la position d’Ibn Hazm s’oppose à de nombreux hadiths. Le hadith, rapporté par At-Tirmidhi, d’après Jabir : »Comme nous avions des femmes esclaves(captives)nous pratiquions la limitation des naissances العزل ». Ainsi qu’au hadith, rapporté par An-Nassa’i qui l’a authentifié, d’après Abou Houreyra. Si le Prophète SAW a comparé la limitation des naissances à un enterrement camouflé d’êtres vivants, cela ne signifie pas, obligatoirement qu’il l’a interdit, mais, plutôt qu’il l’a déconseillé pour plus de spiritualité. Al Boukhari, Mouslim, At-Tirmidhi et Ibn Majah réfutent les allégations d’Ibn Hazm concernant l’abrogation du hadith, rapporté par Jabir Ibn Abdallah, dont la version de Mouslim ajoute : »Quand l’Envoyé d’Allah SAW l’apprit il ne nous l’interdit point ». Ibn Hajar explique que si la limitation des naissances eut été interdite, par une révélation coranique, Jabir n’aurait pas rapporté sa permission mais la loi, définitivement, établie.
Les moyens utilisés pour limiter les naissances sont ceux autorisés par les savants musulmans : non définitifs, avant l’insufflation de l’âme(120 jours), ceux ne nuisant pas à la santé des époux et utilisés d’un commun accord entre les époux.
On rapporte que les savants musulmans sont unanimes pour autoriser l’usage de n’importes quel médicament susceptible de limiter les naissances, s’il est conforme aux restrictions citées, plus haut. Concluons ce point en disant que la limitation des naissances est une décision interne au couple, sans influences ou orientations externes, car ce qui est permis pour tel ou tel individu ne peut être érigé comme une loi obligatoire pour l’ensemble des individus. La limitation des naissances établie comme une règle ou une loi imposée à l’ensemble de la communauté est à proscrire, catégoriquement car il s’agit d’une manœuvre de l’ennemi. Celui-ci, utilisant des prétextes comme la crise, la pauvreté ou le chômage, prétend que la Sunna autorise cette limitation de façon générale et poussent les gouvernements à mettre sur pied une politique de limitation des naissances, à grande échelle.

-La façon dont le Prophète SAW déjoua les manigances d’Abdallah Ibn ‘Oubey révèle les grandes qualités et aptitudes du Prophète SAW à résoudre les problèmes, aplanir les difficultés et guider les hommes. Le comportement d’Ibn ‘Oubey aurait suffit à le faire exécuter, mais le Prophète SAW réagit avec calme et raison afin d’éviter que les membres de sa tribu ne prennent son parti, en cas d’exécution, que souhaitait de nombreux compagnons. Le Prophète SAW ordonna à l’armée de se mettre en route, sur-le-champ, afin de détourner l’attention des Compagnons du problème, du moment, et d’empêcher les hypocrites de verser de l’huile sur le feu. Cependant, les Musulmans s’attendaient à ce qu’Abdallâh Ibn ‘Oubey soit exécuté, c’est pour cela qu’Abdallâh Ibn Abdallâh Ibn ‘Oubey proposa au Prophète SAW de s’en charger. Mais le Prophète SAW lui répondit que tant que son père serait du côté de l’Islam, il agirait avec indulgence à son égard. A ‘Omar qui voulait l’exécution d’Abdallah ibn Oubey, le Prophète SAW dit : »Que diront les gens s’ils apprennent que Mohamed tue ses partisans ? . Le résultat de la sage décision du Prophète SAW fut que, dorénavant, la tribu d’Abdallah Ibn ‘Oubey se chargeait, elle-même, de le réprimander et de contre-carrer ses complots, alors que si le Prophète SAW l’avait fait exécuter, les membres de sa tribu se seraient opposés à l’Islam. De plus, l’hypocrite, vivant parmi les Musulmans est considéré comme musulman, conformément à la règle qui dit que nous jugeons avec ce qui est apparent alors qu’Allah juge le contenu des cœurs.نحن نحكم بالظاهر وألله يتولىالسرائر
Mais il ne faut pas que cela empêche les Musulmans d’être sur leurs gardes.

L’expédition de Kheybar.
Kheybar, une ville fortifiée à 100 Miles, au nord de Médine, était un important point de rassemblement d’ennemis de l’Islam, notamment, des Juifs des Béni Nadir qui s’y réfugièrent, après leur expulsion de Médine et qui incitèrent les à provoquer la bataille du Khandaq.
Souhaitant cesser leurs nuisances, le Prophète SAW décida, à la fin du mois de Moharram, de l’an 7 H, de conquérir Kheybar. Il sortit à la tête d’une armée de 1400 hommes et quand il arriva à proximité de Kheybar, Ibn Hicham rapporte que le Prophète SAW implora Allah, en disant : »Ô, Allah Maître des Cieux et de ce qu’ils contiennent, Maître des terres et de ce qu’elles portent, Maître des Démons et de ceux qu’ils égarent ! Maître des Vents et de ce qu’ils dispersent !Accordes nous le bien de cette ville et celui de ses habitants et Epargnes nous de son mal et du mal de ses occupants ! Avancez au Nom d’Allah ! ». Le Prophète SAW fixa le campement devant la ville et comme à son habitude quand il voulait attaquer une tribu, il attendait que le jour soit levé. S’il entendait l’Azan, il s’abstenait d’attaquer ;par contre, s’il n’entendait rien il donnait l’ordre d’attaquer. Ainsi, le matin n’ayant entendu aucun Azan, les Musulmans se préparaient à combattre quand les travailleurs, de Kheybar, sortis aller travailler au champs, se retrouvèrent tête-à-tête avec l’armée musulmane. Ils prirent leurs jambes à leur cou, en criant : »Mohamed et son armée ». Le Prophète SAW dit, alors, :Allah Akbar !Quand nous campons sur le territoire d’un peuple, quel douloureux réveil pour ceux qui ont été avertis ! » Ibn Sa’ad rapporte que le Prophète SAW assiégea les habitants de Kheybar, réfugiés dans leurs forts. Ahmed, An Nassai, Ibn Hibban et Al Hakim rapportent que le jour de Kheybar, Abou Bakr porta l’étendard mais revint sans réussir à prendre la ville. Le lendemain, Omar en fit de même sans plus de succès. Le Prophète SAW déclara, alors, : »Demain, je confierai l’étendard à un homme qui aime Allah et Son Prophète et auquel Allah donnera la victoire ». Durant la nuit, tout le monde se demandait qui le Prophète SAW allait désigner. Le lendemain matin, le Prophète SAW fit appeler Ali Ibn Abi Talib, atteint ce jour de conjonctivite. Le Prophète SAW cracha dans ses yeux, ce qui le guérit immédiatement. Il lui confia, ensuite, l’étendard en lui disant de marcher résolument sans se détourner jusqu’à la victoire. Ali lui demanda s’il devait combattre les habitants de Kheybar jusqu’à ce qu’ils embrassent l’Islam. Le Prophète SAW lui répondit d’entrer à Kheybar, d’y appeler les gens à l’Islam, de leur apprendre leurs devoirs envers Allah et s’il parvenait à convertir un seul homme ce serait mieux pour lui que de posséder des chameaux roux » Ainsi, Ali partit au combat et les forts tombèrent les uns après les autres, les Musulmans firent de nombreux captifs, dont Saffiya Bint Hoyey, que le Prophète SAW épousa, après sa conversion. Lors d’un sermon, le Prophète SAW interdit, définitivement, le mariage temporaire et la consommation des ânes domestiques. Après 10 jours de conflit, seuls 2 forts tenaient bons : Al Watih et Soulalem. Finalement, leurs occupants, à bout de forces, décidèrent de se rendre. Ils supplièrent le Prophète SAW de les laisser partir indemnes, en échange ils abandonneraient, aux Musulmans, leurs biens. Le Prophète SAW accepta leur demande ainsi que le fait qu’ils puissent continuer à cultiver leurs terres car ils les connaissaient mieux que quiconque. Le Prophète SAW accepta, également, qu’ils conservent une partie des revenus, liés à ces terres mais le Prophète SAW restait libre de les chasser quand il le souhaiterait.
Ibn Ishaq rapporte que Zeyneb Bint Al Harith proposa au Prophète SAW de la viande empoissonnée. Il en prit un morceau, le mâcha et le recracha. Bichr Ibn Al Barra en mangea, également, et en mourut. Quand le Prophète SAW l’interrogea sur la raison de son geste, elle répondit : »J’ai voulu, si tu étais roi, débarrasser ma tribu de toi et si tu étais Prophète constater que tu en serais avertis »(Boukhari et Mouslim). Le Prophète SAW la gracia et elle entra en Islam, cependant, certaines sources affirment qu’il la fit exécuter pour le meurtre de Bichr. Ibn Sa’ad rapporte que le Prophète SAW la livra à la famille de Bichr qui se chargea de l’exécuter. L’Imam Mouslim rapporte qu’elle ne fut pas exécutée, en effet, quand les compagnons demandèrent s’il fallait l’exécuter le Prophète SAW répondit par la négative. Le Prophète SAW partagea le butin selon la règle prescrite.
Ibn Hicham rapporte qu’après la conquête de Kheybar, Ja’afar Ibn Abi Talib, de retour d’Abyssinie(an 5 mission), vint trouver le Prophète SAW, accompagne de 16 hommes et femmes. Il l’étreignit, lui donna un baiser sur le front et dit qu’il ne savait pas lequel des 2 événements : la prise de Kheybar ou son retour le rendait plus heureux. Le Prophète SAW leur attribua une part du butin, du fait qu’ils vinrent le trouver alors qu’il était encore à Kheybar. Le Prophète SAW confia la ville à Sawwad Ibn Ghazya qui plus tard lui donna des dattes de Kheybar d’excellente qualité. Il lui demanda si toutes étaient de cette qualité. Sawwad lui répondit que non mais qu’ils échangeaient 2 ou 3 Sa’as de qualité médiocre contre un seul de cette qualité. Le Prophète SAW lui interdit, dorénavant, cette pratique en ajoutant qu’il fallait mieux vendre leurs dattes et d’en racheter d’autres(de meilleure qualité) avec l’argent de la vente.
Conclusions et enseignements.
-Premièrement, quand nous comparons cette expédition aux précédentes, on se rend compte que ces dernières étaient de nature défensive, alors que Khaybar, qui suit le traité de Houdeybya, eut lieu dans des circonstances nouvelles pour les Musulmans. De plus, sa nature est différente de toutes les autres expéditions, auparavant. En fait, Khaybar, fait débuter une nouvelle étape :la fin de la guerre défensive et le début de l’appel de tous les Hommes à l’Islam.
Il convient d’énumérer 4 étapes de la Mission du Prophète SAW :l’appel secret qui dura 3 années, l’appel public par la prédication qui dura jusqu’à l’Hégire, l’appel public par la prédication et la lutte armée défensive qui dura jusqu’au Traité de Houdeybia et enfin, l’appel public par la prédication et la lutte armée contre tous ceux qui se montrent hostiles à l’Islam et sa propagation. L’origine de Khaybar fait, sans aucun doute, partie de cette dernière étape. En effet, il s’agissait d’empêcher les ennemis de l’Islam, dont les Juifs de Beni Nadir, qui malgré une longue période d’appel pacifique à l’Islam, continuaient à se réunir à Khaybar pour tenter de nuire à l’Islam et sa propagation. Il s’agissait, aussi, de les appeler à l’Islam, malgré d’autres tentatives précédentes.
-Les savants se réfèrent au comportement du Prophète SAW pour affirmer la légitimité du combat sans avertissement contre ceux ayant, déjà, été appelés à l’Islam. Telle est la position de la majorité des savants qui ajoutent qu’il faut qu’au préalable il y ai eu appel à l’Islam ainsi que son enseignement.
-Lors de Khaybar, le Prophète SAW partagea le butin selon la règle prescrite, qui est que le cavalier se voit attribuer le double du fantassin et le cinquième du butin est pour Allah, le Prophète, ses proches, les orphelins, les pauvres et les voyageurs, selon les prescriptions du verset 41 de la sourate Al Anfal. Les savants ont divergés quant à savoir à qui revient la part du Prophète SAW depuis son décès. Les Hanafites et les Chafiites estiment qu’elle doit être distribuée aux Musulmans tandis que les Malikites et les Hanbalites l’attribuent au Calife, qui en dispose comme bon lui semble.
-Le fait que le Prophète SAW attribua une part du butin à Ja’afar Ibn Abi Talib indique la légitimité du partage du butin avec les absents au combat. Toutefois, cela implique que les ayants droit aient donné, au préalable, leur accord, comme ce fut le cas à Kheybar, où le Prophète SAW demanda leur permission aux Musulmans, avant d’accorder une part du butin à Ja’afar Ibn Abi Talib et ses compagnons. Al Boukhari ne rapporte pas cette condition alors que Al Baihaqî précise que le Prophète SAW s’adressa aux Musulmans qui s’empressèrent de partager le butin avec les nouveaux venus. Cheikh Al Bouti estime que la position de Al Baihaqî est plus réaliste car elle est appuyée par le fait que Aban Ibn Said que le Prophète SAW avait envoyé au Nejd vint trouver le Prophète SAW et lui demanda sa part du butin. Le Prophète SAW n’en fit rien et ne s’adressa pas aux Musulmans afin d’obtenir leur approbation.
On peut conclure de tout ceci que l’accord préalable est obligatoire pour octroyer une part du butin aux absents mais aussi que cette pratique n’est pas systématique.
Cheikh Al Bouti pose la question suivante : est-ce, qu’avec l’évolution des conflits, l’organisation et la rémunération des militaires, la règle du partage du butin n’est pas tombé en désuétude ? Il suggère que les biens mobiliers, pris à l’ennemi soit partagés selon la règle et versés sous formes de primes ou soldes aux combattants mais en aucun cas l’Etat ne peut se les approprier.
-La légitimité du contrat d’arrosage : il s’agit d’un contrat par lequel le propriétaire d’une terre charge une personne de s’occuper des plantations et de les arroser, en échange d’une partie du produit lié à cette terre. Malik, Chafii et Ahmed se réfèrent au comportement du Prophète SAW qui autorisa les habitants de Khaybar à continuer à cultiver leurs terres et garder une partie de son produit pour légitimer ce contrat. Abou Hanifa n’autorise pas ce genre de contrat car selon lui les habitants de Khaybar étaient, désormais, soumis au Prophète SAW et leurs biens à la disposition des Musulmans.


Certains savants limitent la légitimité de ce contrat aux vignes et aux dattiers car il s’agissait existantes à Khaybar, cependant, la majorité des savants étendent la légitimité de ce contrat à l’ensembles des plantations.
Par contre, concernant le métayage(=contrat par lequel le propriétaire d’une terre la loue à un métayer, en échange d’une partie du produit de cette terrela grande différence entre les deux : le 1er les plantations existent déjà et c’est le propriétaire qui cède une partie du produit de la terre tandis que dans le 2ème c’est le métayer qui sème les plantations et cède une partie du produit au propriétaire)un grand nombre de savants réfutent sa légitimité, en se référant au hadith, rapporté par Mouslim, dans lequel le Prophète SAW ordonna la location d’une terre contre de l’argent. Ils n’autorisent un contrat de métayage, uniquement, s’il est lié à un contrat d’arrosage çàd s’il s’agit d’un terrain situé sur le domaine d’un contrat d’arrosage et si les semences sont fournies par les deux parties ainsi que les bénéfices partagés entre eux.
Néanmoins, après analyse on déduit que ces 2 types de contrats sont tous les deux légitimes, on peut affirmer que si le métayage fut interdit, c’est à cause de la pauvreté des Mouhajirines et aussi du fait qu’ils n’avaient guère de terre à eux. En conséquence, le Prophète SAW recommanda aux Ansars d’être généreux avec leurs frères Mohajirines, comme cela est confirmé par le hadith, rapporté par Mouslim, d’après Jabir Ibn Abdallâh qui raconte que les Ansars étaient propriétaires de vastes terrains, qu’ils louaient contre le tiers ou le quart du produit et que le Prophète SAW leur dit : »que celui qui possède une terre la cultive ou bien qu’il la cède à son frère et si ce dernier la refuse qu’il la garde pour lui-même » ce hadith interdisait le métayage mais une fois que la situation des Musulmans s’améliora, l’interdiction fut levée et le métayage, à nouveau, autorisé. La preuve en est que le métayage fut mis en pratique, à l’époque du Prophète SAW et des Califes.

-La légitimité du baiser et de l’accolade au nouveau venu. Les ‘Ulémas se basent sur l’accueil que fit le Prophète SAW à Ja’afar Ibn Abi Talib pour légitimer le baiser et l’accolade, donnés aux voyageurs ou aux absents de longue durée(Ref Hadith At Tirmidhi et Abou Daoud avec des chaînes authentiques). At Tirmidhi rapporte, d’après Anas Ibn Malik, qu’un Homme interrogea le Prophète SAW s’il devait s’incliner s’il rencontrait un ami ou un frère. Le Prophète SAW lui répondant par la négative il demanda, alors, s’il devait l’étreindre et l’embrasser. Comme le Prophète SAW lui répondit, à nouveau, par la négative, l’homme demanda s’il devait lui serrer la main. Le Prophète SAW lui répondit : »Oui »
A priori, ce hadith semble être en contradiction avec le hadith rapporté par Abou Daoud et At Tirmidhi où le Prophète SAW étreignit et embrassa Jaafar. En réalité,il n’existe aucune contradiction, simplement, ce second hadith traite des rencontres de tous les jours. Dans ces cas, baisers et étreintes sont déconseillées, mais permises suite à un long voyage ou une longue absence.
-L’interdiction de l’usure dans les transactions de produits alimentaires. ربا ألفضل. Il s’agit de l’interdiction d’échanger des aliments de même espèce mais de qualité différente en quantité différente. Le Prophète SAW a interdit cette pratique, dans différents hadiths, comme celui rapporté par Mouslim, d’après ‘Oubada As Samit: » J’ai entendu le Prophète SAW interdire l’échange de l’or contre l’or, de l’argent contre l’argent, des dattes contre des dattes, du froment contre du froment, de l’orge contre de l’orge, du sel contre du sel, sauf s’ils sont échangés en quantités égales. Celui qui prend en excès ou en donne, se rend coupable d’usure. » Al Boukhari rapporte que le Prophète SAW interdit l’échange de dattes de qualité inférieure contre des dattes de qualité supérieure avec une quantité différente. Les traités de droit musulman sont, suffisamment, précis quand à l’interdiction de l’usure sans que l’on doive s’étendre plus sur la question. Ce qui est intéressant dans cet événement, c’est que le Prophète SAW a mis en garde celui qui voudrait échanger des dattes de piètre qualité contre d’autres de meilleure qualité(ou tout autre aliment) quant à l’interdiction de cet pratique et qu’il a enseigne à cette personne un moyen légal d’obtenir ces dattes(ou autres) de meilleure qualité :en vendant ces dattes de piètre qualité et d’en acheter d’autres avec l’argent de la vente. L’achat est, donc, un moyen légal afin de se procurer ce qui nous est interdit de se procurer par d’autres moyens. On en conclut qu’il est permis de changer son intention de départ pour rendre légal et valable un acte ou un contrat, à l’origine interdit.

-Deux événements miraculeux, considérés comme des miracles accordés par Allah afin de soutenir le Prophète SAW et montrer la véracité de Sa Mission, eurent lieu lors de Khaybar.
Ali souffrait de conjonctivite, le Prophète SAW cracha dans ses yeux de sa salive bénie, ce qui le guérit, aussitôt. Allah révéla à Son Prophète SAW que la viande que lui présenta Zeynab Bent Al Harith était empoissonnée. Ceci prouve qu’Allah protégeait Son Prophète SAW contre les machinations des Hommes, conformément au verset 67 de la sourate Al Ma’ida.

Quand à savoir ce qu’il advint de l’empoisonneuse, la version la plus répandue est qu’elle se convertit à l’Islam, dès lors, il est peu probable qu’elle fut exécutée car son forfait fut commis avant sa conversion, qui a pour effet d’effacer tout ce qui pré
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